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Irma, l’ouragan dévastateur qui fait craindre le pire

Le 7 septembre au matin, l’heure ne pouvait pas encore être au bilan des dégâts occasionnés par le passage d’un ouragan - au doux nom d’Irma - d’une force rarement atteinte depuis un siècle. Vingt heures plus tôt, les îles de Saint Martin et Saint Barthélémy, au coeur des Antilles françaises, étaient balayées par des vents d’une intensité à détruire des anémomètres en place (entre 200 et 300 km/h) et subissaient d’importantes inondations. La liste des pertes humaines ne pouvait que s’alourdir au fil des heures, disait-on, et dépasser le nombre huit avancé jusque-là. 

Pour la seule île de Saint Martin (côté français comme côté néerlandais) on déplorait des dégâts matériels touchant 95 % de sa superficie. Des bâtiments officiels (préfecture, caserne des pompiers, gendarmerie, hôpital, aéroport) ont été durement atteints par le cyclone qui se dirigeait inexorablement vers Cuba et l’Etat américain de la Floride. L’ampleur de la catastrophe a comme autre effet de ralentir l’importante chaîne de secours et la distribution de l’eau potable et des vivres dont manque la population.

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3 jours pour sensibiliser à la crue de la Seine

A l’initiative de la préfecture de police de Paris, une opération de sensibilisation sur la crue de la Seine est organisée du 24 au 27 avril 2017 à l’Université Paris-Diderot (75013).

L’objectif de ces trois jours est d’engager la réflexion du grand public sur le comportement à adopter avant, pendant et après un tel événement.

Cet événement sera ponctué par des rendez-vous, ateliers, animations et une conférence-débat sur les enseignements à tirer de la crue de juin 2016.

Un village-forum pour comprendre

  • La prévision des crues
  • Le risque d’inondation en Ile-de-France et ses conséquences
  • Les conduites à tenir
  • L’organisation des secours

Des ateliers ouverts sur inscription

Pour s’inscrire : http://plouf75.prefpolice.fr/ateliers/

  • Formation aux gestes qui sauvent : lundi 24, mardi 25 ou mercredi 26 avril ;
  • "La crue, Twitter et moi" mardi 25 avril ;
  • "Tous dans le même bateau" à la piscine Masséna jeudi 27 avril.

Une conférence-débat

  • "Crues de juin 2016 : Quels enseignements ?" le mercredi 26 avril de 12h à 14h, Amphithéâtre Buffon de l’université Paris-Diderot (75013).

Toutes les informations sur : http://plouf75.fr/

photo Plouf 75

Une enquête en eaux troubles…

Dans leur ouvrage "L'armoire est pleine, le scandale des rapports enterrés de la République" paru en octobre 2016, Roger Lenglet et Jean-Luc Touly dénoncent les milliers de rapports sur les risques d’inondations restés sans suite.

Interview de Roger Lenglet, journaliste d’investigation, par le Journal l’Humanité

Il constate que malgré les multiples alertes et les catastrophes meurtrières, certains élus n’hésitent pas à laisser construire sur des zones inondables, moyennant quelques dessous de table au passage… Par ailleurs, Paris reste menacé par une crue de la Seine et les travaux d’aménagement nécessaires pour qu’une inondation de la capitale ne se traduise pas par un désastre humain et économique sont sans cesse repoussés.

HackRisques : la prévention à l’heure du numérique

Un hackathon, organisé par le ministère de l’Environnement, a permis de développer des dispositifs de prévention et de gestion des risques naturels. Les 18, 19 et 20 novembre dernier, le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, organisait un hackathon dans le but de faire émerger des dispositifs numériques afin d’améliorer les actions de prévention et notamment la diffusion de l'information avant, pendant et après la survenue d'une catastrophe naturelle.

Voici le palmarès : 

Premier prix : Wintdo (What I need to do ?) - Wintdo est un service intégrable dans des applications déjà installées pour prévenir la population des risques imminents. Il intègre une analyse fine du territoire et de sa population pour communiquer, via des SMS, notifications, réseaux sociaux, objets connectés, la conduite à tenir en cas de risques majeurs.

Deuxième prix : GreenRisk - Il s'agit d'un outil d'évaluation de la résilience des entreprises, collectivités territoriales en cas d'aléa naturel majeur. Il permet de documenter, auto-évaluer et faire certifier leur niveau de management de la résilience aux risques naturels. 

Troisième prix : Be waste resilient - Be waste donne aux décideurs une vision claire et précise des coûts financiers et temporels liés à la gestion des déchets post catastrophe.

Le jury a décerné une mention spéciale pour le projet Safer - Dans l'urgence d'une crise, Safer aide les décideurs à prendre les bonnes décisions. La plateforme les alerte et centralise les informations sur le risque en temps réel. Ils peuvent alors prendre les bonnes décisions, prévenir les citoyens et organiser les secours.

L’information complète sur le site du ministère

05/12/2016